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CARPE DIEM MOTO CLUB

CHARNAY LES MACON

LES ANDES EN ROYAL ENFIELD


 

 

 

Et oui, chers Chevaliers de la route, comme pour notre aventure au Ladakh en 2011, notre périple en Amérique du sud a débuté par le biais de ce que certains appellent le hasard, d’autres le destin ou encore  l’opportunité et que nous préférons nommés, nous «  z’autres  z’ épicuriens du CARPE DIEM MOTO CLUB », une belle rencontre.

Tout a commencé en fait par notre venue au salon moto de LYON pour, outre admirer les différentes machines présentées par les plus grandes marques, reprendre le contact avec VINTAGES RIDES avec qui nous avions effectué un périple hors normes en Himalaya.

OBJECTIF PREMIER, glaner toutes les infos possibles sur leurs différents circuits en MONGOLIE et s’inscrire au plus tôt car on a ce périple en tête depuis un petit moment déjà et comme on aime aller au bout des choses…

Au détour d’une allée, nous nous faisons héler par un quidam fort connu en terre lyonnaise et spécialiste incontesté s’il  en est de la personnalisation des selles de nos chères montures, l’ami Yves Moillo.

« Salut les p’tits gars du Carpe, j’ai une surprise pour vous » et  mêlant le geste à la parole, notre interlocuteur nous faits visionner une vidéo reprenant la transhimalayenne, le col du Rothang, le Kardhung la qu’il a vécu lui aussi avec nos accompagnateurs de l’époque Chloé et Gauthier.

On est assurément content de cette piqure de rappel mais, bon, sans jouer les blasés comme on a vécu le trip et que l’on pense « Steppe » et grands espaces, on essaie d’écourter poliment la suite.

Notre sellier a bien compris et de suite enchaine un second film et LA, on tombe littéralement sur le « C.L » devant la beauté des paysages, la classe de ces chères ROYAL ENFIELD et les retrouvailles avec les minois de Chloé et Gauthier.

Et oui, notre camarade nous a bluffé, ces images relatent son périple dans la CORDILLERE DES ANDES avec le tout nouveau concept créé de toute pièce par nos guides de 2011 expatrié avec bonheur en ARGENTINE.

Autant dire que malgré les arguments de Mickaël, commercial bon teint du tour opérator franco Indien  qui nous vante avec force les pistes enchanteresses au départ d’OULAN BATOR  (capitale qui m’ a fait perdre souvent au Trivial poursuit soit dit en passant…), les nuits en Yourtes, les chevaux sauvages…Notre esprit est déjà ailleurs et le regard de l’ ami Dom 3 pats en dit long, c’est dit , c’est fait, l’ été 2014 sera sous le signe de l’ALTIPLANO argentin ou ne sera pas .

Après un appel  lancé à « la famille CARPE DIEM » et le peu de réponses du à notre prise de décision tardive ainsi qu’à un budget conséquent, nous faisons appel à deux vieux briscards du sud de la France ayant appartenu il y a belle lurette au BELIER MOTARD CLUB de Draguignan et avec qui nous avons toujours gardé le contact.

Nous serons donc  six passionnés à partir, Josette et Nad, inconditionnelles des périples au long cours, François «  roi de la burette », Jeannot « l’espiègle », Dom 3 pats et ma pomme rejoignant Anne « la sportive » et Hichem «  la Culture », deux amoureux des escapades motorisées au bout du monde.

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NOTRE MONTURE.

 

Avec son look rétro, son ronronnement reconnaissable entre mille, un confort de conduite  et une robustesse appropriés  aux déplacements quotidiens comme aux conditions extrêmes, cette indienne bien née à sut traverser les époques depuis sa création en 1901.

Seule moto encore assemblée à la main, la belle anglaise d’origine qui nous a emmenés dans les magnifiques contrées de l’Altiplano Argentin répond aux normes drastiques Euro 3 et  est donc  pourvu d’un moteur à injection électronique, bien loin donc des modèles Machismo à carbus que nous avions découverts lors de notre périple au Ladakh.

Pas grave, on va y gagner en fiabilité dixit nos coachs et on pourra toujours se faire plaisir en utilisant le bon vieux kick, et oui, le côté VINTAGE, on  âdooooooorrrrrrrrrrrrrrre .

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JOUR 1. ARRIVEE A SALTA

Voyage sans encombre avec une traversée de BUENOS AIRES sous le signe de la Coupe du monde de Football, vous savez le truc qui nous a bien gavé pendant des semaines enfin je parle à titre personnel  bien sûr et les photos gigantesques du « roi » Messi » nous rappellent que l’ARGENTINE a perdu en finale, pardon… Est allée en finale, « FIERS » les argentins mais non….

Nous retrouvons avec bonheur Chloé et Gauthier avec qui nous avions longuement devisé via Skype et qui nous présentent Camille, notre guide, jeune trentenaire bon teint au cursus commercial solide  qui, pour son jeune âge, a déjà effectué nombre de barouds en terre étrangère.

Avant de nous rendre dans un restaurant de qualité tout proche de l’hôtel, nous avons droit à un briefing en bonne et due forme qui nous présente en détail  notre futur périple et les recommandations d’usages qui en découlent.

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APARTE N° 1 :

Les argentins dinent relativement tard, aux environs de 22 heures, autant vous dire que notre arrivée dans le restaurant à 19 h 30 a surpris tout le monde, surtout le personnel puis ce sera à nous d’être estomaqués…Et oui, en consultant la carte on découvre un vaste choix de plats et mets variés avec notamment les incontournables ENPENADAS, quantités de soupes, viandes de toutes sortes préparées à la Milanaise, garnitures au quinoa, maïs ou pommes de terre mais ce sont les grammages des steaks, entrecôtes, filets de bœuf qui nous surprendrons.

Pensez donc 350, 400 voir 500 grammes par personne et là bas cela n’étonne personne, seul l’URUGUAY rivalise avec ce pays en matière de quantité de viande dégustée, j’écris bien dégustée car c’est un véritable régal donc n’hésitez pas il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les bourses !

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 JOUR 2. QUEBRADA ET SITE PRE INCAS

Départ : Salta  /Arrivée : Tafi de Valle

Distance 310 kms dont 30 kms de piste

Après une rapide prise en main de nos chères ROYAL ENFIELD que nous retrouvons avec un plaisir non dissimulé, la réparation de la première crevaison sur la moto de Dom à la sortie du garage (ça démarre fort tient !) LE VOYAGE COMMENCE !

Nous quittons SALTA en direction du Sud pour une mise en jambe tout en douceur à travers la verdoyante « vallée de LERMA ».

La roche se fait de plus en plus rouge et nous attaquons la « QUEBRADA DE LAS CONCHAS », canyon spectaculaire où les strates colorées forment d’étonnantes sculptures rocheuses.

Nous découvrons tour à tour la «  Gorge du Diable », l » Amphithéâtre », grottes naturelles à ciel ouvert impressionnantes  où notre ami François se prend sa première gamelle, à pied je vous rassure mais les quolibets fusent déjà, bonne ambiance… Nous enchainons par  le mirador des«  Tres cruces » (les trois croix quoi !) avant de prendre un repas bien mérité à CAFAYATE, cité connue par tous les amateurs de bons crus mondiaux dont nous reparlerons très bientôt

Les agapes terminées nous récupérons la fameuse ROUTE 40 et faisons halte dans la cité pré Incas de QUILMES que nous mémorisons de suite car c’est aussi la marque d’une bière argentine gouleyante à souhait (on ne nous refera pas  quoi !)

Là, nous admirons les magnifiques CARDON, cactus candélabres, gardiens  de l’Altiplano et respectés  par tous les autochtones qui utilisent leurs bois pour confectionner charpentes, mobilier voir même pour édifier des… Autels  et confessionnaux.

Pour suivre les amateurs de virages que nous sommes sont aux anges avec l’ascension de L’ABRA DEL INFERNILLO dont le point culminant se situe, quand même à3 000 mètres et nous restons sur nos gardes car le bitume est remplit de nids de poules ou de …Nandou (type d’autruche locale.)

A noter que l’ami Dom « 3 pats », en amoureux des animaux, s’est amusé au cours d’une halte à taquiner un LAMA, mâle de surcroit, ce qui nous a permis de constater que la légende du crachat de ce camélidé en cas d’exaspération notoire n’était pas une légende…

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JOUR 3. JUNGLE ET MONTAGNE

Départ : Tafi del Valle / Arrivée : Andalgala

Distance 210 kms dont 130 kms de piste

AÏE, ça caille dur !!!Et oui, on avait été prévenu c’est la fin de l’hiver ici mais nous sommes déjà  à 2000 mètresdonc nos bécanes ont bien gelées et nous jouons de suite les « oignons » en revêtant les nombreuses couches de vêtements indispensables pour nous préserver des frimas.

Nous quittons Tafi Del Valle, charmant petit village construit sur les bords de la rivière «  el Mollar » (suis chez moi quoi !) pour pénétrer dans la jungle du PARC NATIONAL CAMPO DE LOS ALISOS.

La route est excellente, nous enchainons les virages dans la QUEBRADA DE LAS SOSAS serpentant à travers une forêt dense qui nous conduit vers les hauts plateaux de la région de TUCUMAN.

Fin de l’asphalte, bonjour la piste et quelle piste, de suite on voit les niveaux de pilotage de tout un chacun car les difficultés sont nombreuses.

Anne se défend excellemment bien  et Hichem qui l’a entrainé dans l’aventure est aux anges, François et Jeannot, tous deux néophytes en la matière s’avèrent être des pilotes de tout terrain hors pairs, Dom s’en sort plutôt bien (il a fait le Rothang…) quand à moi, je rame un peu/beaucoup sic ! Surtout en cas de « fesh fesh » car le souvenir d’un accident au Sénégal est encore bien présent, pas grave les copains m’attendront.

De toute façon, en voiture balai, il y a Andrés, personnage atypique tantôt cuisinier, mécanicien, guide…Le sourire toujours aux lèvres, attentionné, réactif, bref, un personnage  hors du commun à bien des égards et qui rassure tout le groupe.

Arrivée au COL DE LOS ALISOS et pique nique hyper bien organisé avec une vue magnifique sur la vallée, le saucisson de lama est excellent, le soleil brille, le GROS pied quoi !

La descente du col s’avère beaucoup plus ardue, ânes, vache, chevaux,  lamas ( toujours…) Sont sur le bord des routes et il faut rester vigilant surtout que notre ami Hichem, baroudeur confirmé s’il en est, s’offre une rencontre importune avec un véhicule local, nous rappelant que le frein avant est à doser sur nos chères Royal Enfield.

Plus de peur que de mal même si notre infortuné camarade de voyage récidive quelques kilomètres  plus loin, certainement déconcentré par sa première chute, avec un beau salto avant qui lui évite une nouvelle gamelle.

 Jeannot quand à lui perd le contrôle momentané de son destrier  de fer et manque de s’aplatir sur le bas côté de la route fortement empierré, OUF, notre «  normand /sudiste » s’en tire plutôt bien mais on a retenu la leçon.

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APARTE N°2 :

« HASTA LA VICTORIA SIEMPRE »

Et oui, nous foulons  aujourd’hui des pistes empruntées jadis par le fameux « CHE », Ernesto GUEVARA pour être précis qui, jeune homme épris de liberté, effectua deux voyages en moto en Amérique du sud.

Juchée sur sa NORTON 500 CC de 1939, surnommée «  la Poderosa » ( la vigoureuse), il découvrit ainsi les conditions de vie des populations indigènes qui l’ont amené à croire que la révolution était la seule issue pour libérer ces peuples opprimés.

JOUR  4.

Départ : Andalga / Arrivée : Cafayate

Distance : 200 kms dont 140 kms de piste

Plus de 140 kilomètresde pistes  vertigineuses nous attendent pour nous amener à la MINE DE CAPILLITAS et découvrir la «  Rose de l’Inca », nom donné à la Rodocrosite, sublime pierre rougeoyante que l’on ne trouve que d ans cette région.

L’ascension est rude, les pièges sont légions comme ces plaques de verglas insidieusement cachées par la poussière de la piste  dont Dom «  3 pats » et Josette feront les frais, glissant lourdement sur une d’entre elles avec pour seule conséquence un cale pied endommagé.

L’ami François, véritable «  touche à tout », se fera un plaisir de redresser tout ça lors d’une halte sympathoche à souhait près d’une bergerie d’altitude.

Visite de la mine, déjeuner sous le soleil après une partie de « trial » en altitude ardue,  seule endroit,  avec les passages de certains gués, où la courageuse Anne daignera lâcher le guidon, une belle leçon  de courage et de pilotage en vérité.

Retour difficile par une piste constituée de revêtements totalement différents suivant les portions, François manque de s’éclater dans un pierrier, je dépose ma moto dans un bon « gros bac à sable des familles », sans conséquence  heureusement et la vue du bitume après plus de90 kilomètrescontente tout le monde.

Même Camille s’avère soulagé et félicite pour leur ténacité, l’ensemble des conducteurs et leurs passagères, passagères qui, au passage, ont bien du mérite car elles ne peuvent rien anticiper.

Décidemment le groupe fonctionne à merveille malgré nos différences, c’est de bon augure pour la suite et les difficultés des jours suivants.

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JOUR 5.

JOURNEE DETENTE A CAFAYATE

Surnommée « le paradis où le soleil et le bon vin règnent », CAFAYATE s’avère être une halte excellemment bien choisie avec notamment un hôtel d’excellente qualité  avec une table remarquable.

Après une grasse mat bien méritée nous nous rendons au DOMAINE PIATELLI, superbe propriété aux chais accueillants et nous somme convié à un repas haut en couleur avec dégustation des crus de la maison élaborés avec le cépage typiquement argentin le «  Torrontes » et quelques cépages plus conventionnels issus de nos régions du Sud ouest, Merlot, Tannat, Malbec, Cabernet…

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APARTE N° 3 :

LES SAINTS PATRONS DES VOYAGEURS :

Bien calé sur votre cheval d’acier, vous filez à un rythme infernal en direction de la Bolivie…

Soudain, un souffle énorme vous ébouriffe, un frisson vous traverse, vous venez de vous faire dépasser par un monstre de la route argentin, un autocar à double étage lancé à 150 km/h.

A peine remis de vos émotions, vous vous rendez à l’évidence, la router  offre sa dose d’adrénaline et… De dangers !

Il est grand temps de vous tourner vers les saints patrons des voyageurs que sont la «  DIFUNTA CORREA » et le «  GAUCHITO GIL ».

Et oui chers lecteurs du JDM, quand on parcoure cette magnifique contrée des ANDES, on remarque pléthores de petits temples blancs ou rouges arborant ostensiblement nombre de drapeaux à la gloire de ces deux «  dieux païens ».

La première, perdit la vie en recherchant son époux partit à la guerre, son nouveau né fut retrouvé vivant quelques jours plus tard en train de continuer à téter sa mère.

Le second, véritable, «  robin des bois » sud américain, combattit les riches propriétaires terriens et s’afficha comme le défenseur des paysans les plus modestes, il est représenté sous les traits d’un gaucho au foulard rouge.

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